Historique

Les lieux

L’histoire de l’INLB à travers les lieux

L’Institut Nazareth, 95, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal (1861-1932)

L’œuvre est installée sur la rue Sainte-Catherine dans un édifice que le fondateur a fait construire à ses frais. À partir des années 1920, l’édifice de la rue Sainte-Catherine, devenu vétuste et exigu, oblige les religieuses à entasser les élèves dans les dortoirs où l’air circule à peine, ce qui en font de véritables foyers de tuberculose. Construit pour loger 80 pensionnaires, l’édifice abrite alors 200 personnes, ce qui donne une idée de son surpeuplement et de son inconfort

Institut Nazareth de 1932 à 1940

L’Institut Nazareth, 4565, chemin de la Reine-Marie, Montréal (1932-1940)

Ayant obtenu l’aide du gouvernement provincial, la communauté fait ériger un vaste édifice près de l’oratoire Saint-Joseph dans lequel jeunes et adultes emménagent en 1932. Construit pour accueillir jusqu’à 480 personnes, l’édifice spacieux offre davantage de ressources ce qui permet alors un nouvel essor.


Institut Nazareth de 1940 à 1975L’Institut Nazareth, 1460, chemin de la Côte Saint-Michel, Montréal (1940-1975)

(aujourd’hui boulevard Crémazie Est)

L’administration de l’immeuble du chemin de la Reine-Marie pose des problèmes financiers. En 1940, une dette croissante et des revenus insuffisants contraignent les autorités de la communauté à louer l’immeuble au ministère de la Défense nationale qui en fera une école d’aviation puis un hôpital pour les vétérans à la fin de la guerre alors que l’édifice est vendu au gouvernement fédéral. L’Institut Nazareth s’installe sur le chemin de la Côte Saint-Michel dans les locaux plus étroits qui entraînent une réorganisation des services.

L’institution amorce alors un nouveau tournant de son histoire marqué par la fermeture de l’ensemble des ateliers et l’abandon de l’hébergement des adultes pour s.orienter vers une spécialisation accrue de ses services en ciblant une clientèle d’âge scolaire. Toutefois, le manque d’espace contraint  également les religieuses à interrompre l’éducation des garçons de plus de 12 ans que la règle canonique de l’Église leur interdit en principe de prendre en charge. Par sa mixité, l’Institut Nazareth se distinguait en effet de l’ensemble des institutions de l’époque où la ségrégation des sexes était de mise et dérogeait aux normes sociales et religieuses alors en vigueur. Les religieuses estiment qu’elles ont fait leur part et souhaitent qu’une communauté (masculine) prenne la relève. Mais les négociations traînent.  Il faudra attendre treize ans avant que le problème soit résolu. Les efforts conjoints de l’archevêché et du gouvernement provincial pour remédier à la situation se concrétisent enfin en 1953 par la création d’une école pour garçons adolescents.

Institut Louis-Braille de 1953 à 1959L’Institut Louis-Braille, 500, rue Claremont, Westmount (1953-1959)

En 1952, un don du cardinal Paul-Émile Léger et de plusieurs bienfaiteurs permet l’acquisition d’un petit immeuble situé sur la rue Claremont. Le gouvernement provincial se charge des frais d’exploitation de l’école et confie son administration aux Clercs de Saint-Viateur. Le père Jean Cypihot assume la direction du nouvel institut, secondé par le père Rolland Campbell, lui-même ancien élève de Nazareth. La devise de l’institution sera  Fac ut videam ! Faites que je voie ! Une cinquantaine d’élèves y sont inscrits.

L’Institut Louis-Braille (jusqu’en 1975)
et l’Institut Nazareth et Louis-Braille (jusqu’en 1987),

inlb-beauregard1255, rue Beauregard, Longueuil

Les demandes d’admission de nouveaux élèves affluents à L’institut Louis-Braille mais sont refusée, faute d’espace. Cédant aux pressions, le gouvernement provincial fait l’acquisition en 1959, situé  d’un édifcie situé à Ville Jacques-Cartier, aujourd’hui Longueuil. Le dém.nagement s’organise alors sur la rue Beauregard. En janvier 1960, l’Institut ouvre à nouveau ses portes à une centaines d’élèves.

Les politiques adoptées en rafale par le gouvernement québécois au début des années 1970 modifient en profondeur l’organisation des services aux personnes ayant une déficience visuelle qui prend alors un nouveau tournant. Tandis que la Loi sur la santé et les services sociaux de 1971 crée de nouvelles catégories d’établissements (CLSC, Centres d’accueil, centre de réadaptation), la responsabilité de scolariser les élèves handicapés visuels est transférée au ministère de l’Éducation en 1974. Dans ce contexte de changements majeurs, l’Institut Nazareth et l’Institut Louis-Braille sont incités à restructurer leurs services. Ils décident alors de se  fusionner  pour former un seul organisme qui porte désormais le nom conjoint des deux instituts et se voit confier un mandat de réadaptation.

Institut Nazareth et Louis-Braille de 1987 à ce jour

1111, rue Saint-Charles, Longueuil

Depuis 1987, l’INLB a son siège social sur la rue St-Charles à Longueuil. Des points de services sont ouverts en 1997 à Laval, dans les locaux de l’Hôpital juif de réadaptation, de même qu’à Montréal, à l’École d’optométrie de l’université de Montréal. En 2010, un point de services est aussi ouvert à Saint-jean-sur-Richelieu en Montérégie.